Le contexte
Quand on travaille avec plusieurs sessions Claude Code en parallèle (une qui code, une qui
explore, une qui attend une validation), on passe son temps à cycler entre les terminaux pour
vérifier où en est chacune. L’information existe, mais elle est éparpillée.
Le défi
Rendre cette flotte d’agents visible d’un coup d’œil, et y répondre sans changer de fenêtre.
Le parti pris : une carte RPG en pixel-art où chaque session est un personnage. Un agent qui
code reste immobile avec une bulle d’activité ; un agent qui attend votre réponse fait rebondir
un « ? » jaune ; un agent bloqué affiche un « ! » rouge ; un agent inactif se promène dans le
bureau.
Une app Electron dont le watcher lit en continu les fichiers .jsonl des sessions
(~/.claude/projects/), chaque session apparaît sur la carte en quelques secondes, sans aucune
configuration. L’interaction va dans les deux sens : approcher un PNJ et presser E ouvre un
dialogue RPG où l’on peut approuver un plan, répondre à une question à choix multiples ou ouvrir
un vrai terminal, le tout écrit directement dans le PTY de l’agent. Une palette de commandes
(⌘K), un menu contextuel par agent, du drag-and-drop pour réorganiser les sessions par projet,
et un dashboard de statistiques local (sessions, tokens, outils) complètent l’ensemble.
Le clin d’œil méta : le « Professeur », une session Claude Code dédiée qui lit l’état de la
carte et vous briefe : quel agent est bloqué, quelle question mérite une réponse en premier.
Un agent IA qui supervise les autres.
Ce que j’en retire
C’est mon projet le plus complet côté outillage IA : observer des agents, leur parler, les
orchestrer. Au-delà du jeu, les mécanismes développés ici (supervision temps réel, files
d’approbation, orchestration) sont exactement ceux qu’exigent les workflows IA sérieux en
entreprise. Et c’est mon premier projet open source publié sur GitHub.